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Les Etats-Unis à genoux !

Après les printemps arabes, les guerres du Moyen-Orient, la mort de George Floyd assassiné par un policier américain à Minneapolis le 25 mai a embrasé les Etats-Unis. Spectacle peu banal de violentes manifestations contre la haine raciale, policiers qui pactisent avec les manifestants en se mettant symboliquement à genoux, usage de la force, acharnement de Donald Trump à mettre de l'huile sur le feu : la première puissance mondiale, avec ses 100 000 morts de la Codid-19 et ses 40 millions de chômeurs, affronte ses vieux démons.


Vendredi, à San José (Californie). © Dai Sugano. MediaNews Group. The Mercury News . Getty Images

Et alors que les Etats-Unis se déchirent une semaine après la mort de George Floyd, au moins 20 000 personnes ont bravé l'interdiction de manifester et répondu à l’appel du collectif «Vérité pour Adama Traoré», tué lui aussi lors d'une altercation avec la police en juillet 2016.

Rassemblement mardi soir devant le TGI de Paris à l'initiative du Comité vérité et justice pour Adama (Traoré). ©Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération 3 juin 2020


De la crise sociale à la crise raciale : aux Etats-Unis, le lien n’est pas évident Les Afro-Américains ont été les plus frappés par la pandémie due au coronavirus, mais ce sont les Latinos qui sont les plus affectés par les conséquences économiques de la pandémie, comme l'indique Le Monde du 3 juin 2020.


Et si les détails de l'arrestation de George Floyd relatés dans le menu détail par le New York Times font froid dans le dos avec des images insoutenables, la posture de Donald Trump tenant une bible à Washington et défiant les manifestants relève de la provocation encore inimaginable il y a quelques années pour un président américain.


L'Amérique s'embrase et les capitales du monde manifestent pacifiquement contre la haine raciale. Ajouté à la pandémie et son cortège de morts, ainsi qu'aux conséquences économiques dramatiques du confinement, le monde ressemble à un immense gâchis dont il faut se relever ! Un défi de taille pour toutes les générations du monde de toutes les couleurs !


PS : Je ne résiste pas à partager l'appel et l'opinion de Leila Bekhti que j'adore :

"C’est donc ça « le monde d’après » ? Ce « nouveau monde » qu’on nous annonçait ? Celui que le déconfinement ouvrirait ? Mais dans ce monde d’après, avait-on seulement imaginé qu’un George Floyd pouvait mourir dans ces conditions ?

Après deux mois confinés, tenus loin du monde, nos premiers pas à l’extérieur se heurtent à cette violence insupportable.

C’est peut-être ça le monde d’après, mais ça ressemble étrangement au monde d’avant dans lequel le jeune Adama Traoré et tant d’autres ont disparu dans des circonstances similaires.

Mais à ces moments-là, je n’ai pas vu. Je réalise que je n’ai probablement pas voulu voir.

Cette violence policière qu’on avait fini par banaliser.


© Cyril Moreau / Bestimage


Mais le monde s’est réveillé sous le genou de l’indicible.

Dans le monde d’avant, cet acte abominable serait probablement passé inaperçu. Un de plus. Mais dans le monde d’après, il se passe quoi ?

Il se passe que la mort de Georges Floyd et d’Adama Traoré porte un écho d’une puissante ampleur. Alors, c’est peut-être ça le monde d’après, un monde dans lequel on regarde ce qu’il se passe.

Oui , c’est sûrement là que la bascule est en train de s’opérer : nous entrons dans un monde dans lequel on choisit de voir et de faire face. On choisit de prendre conscience, de réagir, de changer ENSEMBLE.

Hier, nous étions tous réunis pour la justice et n’en déplaise à certains, pas contre la police.

Le monde doit changer. Tant mieux. Nous aussi."




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